Acteurs

L’association Œtopia est un groupe de réflexion et d’action pour développer l’économie vivante et libérer les hommes et les territoires de leur dépendance du modèle d’économie financière. Elle donne aux opérations d’économie vivante territoriale les outils, les méthodes, les études et les réseaux pour construire ensemble la société basée sur la vie et les valeurs humaines.

Le CJD Emeraude (Centre des Jeunes Dirigeants) est la section locale (Pays de Dinan et de St Malo) du plus ancien mouvement patronal français. Au niveau national, le CJD compte 4 500 adhérents (les JD), entrepreneurs et cadres dirigeants, la section Emeraude compte 45 JD. Adossé à des valeurs fortes (Respect de la dignité humaine, Loyauté, Responsabilité et Solidarité), le leitmotiv du CJD est de (re)mettre « l’économie au service de l’Homme ». Dans ce cadre, le CJD ambitionne d’être source d’intelligence collective en rassemblant des acteurs de domaines divers qui sont invités à réfléchir, se former, expérimenter, s’engager et développer. Patrice Valantin, JD rennais depuis 2007 a participé à une réflexion au niveau du CJD national pour réconcilier l’économie et les systèmes vivants des territoires. Il a rejoint en 2015 la section Emeraude afin notamment de développer et expérimenter son projet d’économie vivante.

La commune de Pleudihen-sur-Rance est située dans le département des Côtes d’Armor (22). Entre terre et mer, la commune est riche d’un patrimoine maritime et agricole. Aujourd’hui, la commune a conservé une activité agricole notable avec 18 exploitations. Au niveau économique, elle s’est particulièrement développée et totalise aujourd’hui plus de 1 100 emplois sur son territoire communal dont près de 200 liés à l’agriculture et aux activités agro-alimentaires qui contribuent à sa réputation « autour de la galette et du cidre ». L’activité touristique y est également importante. Véritable écrin, la vallée de la Rance offre une richesse naturelle exceptionnelle. Enfin, le dynamisme du village est renforcé grâce à un tissu associatif particulièrement actif. Pleudihen-sur-Rance a pour objectif de développer un nouveau modèle de gestion du territoire qui permette d’allier économie et écologie.

Plusieurs agriculteurs de Pleudihen-sur-Rance et de La Vicomté-sur-Rance étaient prêts à répondre à la demande de « blé noir ». Mais ils voulaient être assurés de la viabilité et de la pérennité économique. Un accompagnement technique était aussi attendu. 10 exploitations se sont lancés dans l’expérience en 2016 pour un total de 35ha de surface, ils sont 22 en 2017 pour 120ha.

Reizhan est une entreprise dont la vocation est de mettre en œuvre une « économie vivante territoriale », c’est-à-dire un modèle économique reconnaissant les systèmes vivants comme base de la création de valeur. Elle accompagne les territoires et ses acteurs vers une transition écologique et économique. Depuis plusieurs années, les acteurs de Reizhan, mettent en œuvre le concept ViVaTerr, en collaboration avec l’entreprise Ter-Qualitechs. Patrice Valantin, gérant de Reizhan, est également à l’origine du mouvement Œetopia, incubateur d’idée sur les nouvelles économies et les nouveaux modèles de société.

 

Ter-Qualitechs, créé il y a plus de 20 ans, est le bureau d’étude et de conseil indépendant en agriculture. Ter-Qualitechs vise à intégrer les aspects humain, technique, économique et écologique dans la gestion des exploitations agricoles. Son ambition est entre autre de permettre aux exploitants de décider de leurs orientations et de leurs productions librement, en leur fournissant des outils et des informations objectives et efficaces. Ter-Qualitechs et Reizhan travaillent de conserve depuis plus de neuf ans sur des expérimentations d’agri-écologie dont sont issues les méthodes utilisées dans ViVaTerr.

Les Galettes Bertel, maison familiale depuis 1979, sont réputées pour la qualité de leurs galettes pur blé noir et de leurs crêpes fraîches. Ces spécialités savoureuses sont le fruit d’un savoir-faire authentique, entretenus par une centaine de collaborateurs à Pleudihen-sur-Rance, et de matières premières sélectionnées pour leur qualité et leur origine. Disposant d’un outil moderne et de certifications Qualité (IFS), l’entreprise est présente sur de nombreux marchés (GMS, RHD, détaillants…) ainsi qu’à l’export. Afin de renforcer son implication territoriale déjà très forte, ses dirigeants souhaitaient développer un approvisionnement local et de qualité en farine de blé noir.

La minoterie de Roncin, une minoterie familiale basée à Ploërmel dirigée par Jean-Julien Genest  dont l’ambition est de produire un maximum de « farine 100 % bretonne ». Jean-Julien est particulièrement fier de ses origines agricoles ce qui explique qu’il est tout autant attaché à « garantir un revenu aux agriculteurs » et « fournir un produit de qualité aux clients ». Un engagement proche des valeurs de l’économie vivante : importance de la coopération entre les acteurs d’un territoire et de la valorisation des services écosystémiques dans l’économie. Déjà fournisseur auparavant des Galettes Bertel, il n’a pas manqué de prendre part à cette aventure. Sa participation au projet permet de faire le lien essentiel entre les producteurs et les transformateurs finaux.

Les abeilles & apiculteurs locaux. En participant à la pollinisation de très nombreuses espèces
végétales endémiques, cultures et arbres fruitiers, les abeilles sont un maillon essentiel pour la
biodiversité et l’équilibre écologique. On estime que 80% des cultures sont dépendantes des
insectes pollinisateurs. Par leur puissance de travail exceptionnelle, les abeilles sont, de loin, les
pollinisateurs les plus actifs. Cette fonction assurée par les abeilles est un bien commun entre les
apiculteurs, les agriculteurs et la société toute entière. Le lien entre abeilles et biodiversité est étroit
: les abeilles assurent la diversité floristique et en ont besoin pour vivre. Dans les champs où la
biodiversité florale est moindre (parce qu’il n’y a plus de talus, d’arbres et d’arbustes), il y a moins
d’insectes pollinisateurs. Dans les zones de grandes cultures, un cercle vicieux s’installe: victimes
de carence alimentaire, les colonies s’affaiblissent, meurent ou désertent ces espaces et ne
pollinisent plus, aggravant la réduction de la diversité végétale et provoquant une baisse des
rendements agricoles. Les services rendus par les abeilles sont reconnus par les cultivateurs qui
cherchent à les faire venir, ou revenir, sur leurs terres. Plusieurs apiculteurs ont accompagnés la
démarche en 2016. Nous développons cette action en 2017 avec l’appui de Christian Huaux,
vétérinaire diplômé en apiculture et pathologies apicoles.

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